Rêves d'un mouton electrique

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dimanche 19 novembre 2006

Au pays de la soupe

Voila un pays qui plairai à ma mère, dans chaque café, chaque petit restaurant, on propose de la soupe. Une soupe du jour, simple avec un morceau de pain ou dans les restaurants, un choix de soupe de poisson, de légumes. Bizarrement le bol n'est pas très grand, je pensais la hollande plus généreuse.

L'atmosphère des bars bruns ou des restaurants est très intimiste. Des couleurs sombres aux murs, des lumières parsemées à l'aide de bougie contenu dans un verre coloré. Le climat, le confort simple des sombres intérieurs facilite l'introspection. Peut-être aussi le dialogue mais j'ai du mal à m'exprimer en anglais. Ce pays génère un grand nombre d'artistes. L'introspection c'est souffrir et il n'y a pas d'art sans contrainte.

Le brun des Pays Bas est le liant de cette soupe multiculturelle, on se retrouve pour une soupe réparatrice, un whisky anesthésiant, un joint introspectif. Débarrasser de nos besoins organiques, nous nous occupons de l'âme.

mercredi 15 novembre 2006

Une bonne adresse

Je suis dans super endroit, un bar a la mode d'Amsterdam. Il s'agit du De Kroon. L'endroit est très original, pour accéder à cet endroit atypique il est nécessaire de gravir un escalier en colimaçon. Là une grande salle avec des fauteuils en cuir noir richement décorée nous attendent. Partout des objets insolites sont exposes, squelette de singe, peau de crocodile, lézard dans un bocal, papillons épingles, lunettes de vue.

Un mur d’écran plat de différentes couleurs anime la salle. Je suis assis sur un tabouret un peau de vache, il n'est pas très confortable mais je n’ais pas oser occuper un binôme de 2 fauteuil club. Je me sens seul. Mais pas plus seul qu'a paris malgré la barrière de la langue.

mardi 14 novembre 2006

Il pleut sur Amsterdam

Je suis tout mouillé, j'ai marché pendant 500 mètres et la lourde pluie des pays bas m'a trempe jusqu'aux os. Je me suis également fait une grosse frayeur, j'ai cru avoir perdu pendant 30 minutes environ ma carte American express. Je suis parti en mode panic durant tout ce temps. J'imaginais un junky ayant trouve ma carte et s'en servant allégrement pour garnir son stock de coca ! Heureusement j'ai retrouvé cette carte totalement insécurisée (Pas de puce, pas de code) dans la poche de ma veste.

Je suis en ce moment dans un restaurant steak house. La soupe de poisson n'était pas terrible, j’attends le steak ! J’ai parfois du mal à dépenser beaucoup d’argent et je ne choisi pas les meilleurs restaurant. Pourtant j ai droit aux remboursements de mes frais réel. Education quand tu nous tiens, pas étonnant que j’ai autant de mal a vivre ma sexualité.

lundi 13 novembre 2006

Ma première impression sur Amsterdam

Aujourd’hui je suis en Hollande et plus précisément à Amsterdam. Je me suis rendu directement à mon lieu de rendez-vous et ma première impression aurais été de dire : « ce n’est pas si différent de la France, ils ont la même façon de vivre que nous ». Ce soir je me suis rendu à mon hôtel, enfin presque un hôtel puisque c’est un palace !

Il est très proche du quartier rouge. C’est un univers très coloré, on peut se sentir en sécurité ou presque totalement isoler dans certaines ruelles des canaux d’Amsterdam. Ce qui m’a le plus surpris c’est que l’on me propose de la « coca » tout les vingt mètres. Sinon l’ambiance est plutôt sympathique. Il y’a beaucoup de jeunes, énormément je dirais. Je n’ais vu aucun policier alors qu’a Paris il y’en a tout les 100 mètres. Je pense que cette tolérance vis-à-vis de la drogue douce est plutôt bénéfique à la ville, bénéfique aux gens car le cannabis semble moins destructeur que l’alcool. Par ailleurs il y’a beaucoup, beaucoup moins de bars qu’a Paris. J’ai l’impression également que les habitants se cache moins derrière leur rideaux, c’est symbolique mais très illustratif des gens d’ici. Peut-être se prennent’ ils moins la tête vis-à-vis de l’apparence, vis-à-vis de leur sexualité, vis-à-vis de leurs envies.

vendredi 10 novembre 2006

Société et solitude

Il est vendredi soir et je n’ais pas grand-chose d’intelligent à écrire. Je suis fatigué, pourtant en dehors du travail ce n’était pas une semaine plus chargée que le autres ; lundi : fosse de plongée, mardi : réunion, mercredi : muscu/cours de biologie sous-marine, jeudi : course à pied/entrainement picsine jacotot, ce matin Muscu et ce soir repos. Je n’ais pas envie de sortir, pas envie d’aller au cinéma. Je me sens seul dans mon studio, je crois qu’une grande partie de mes états d’âme sont lié à ma solitude même si ces derniers mois j’ai rencontré beaucoup de nouvelles personnes. J’ai besoin de complicité, d’amitié voir plus. Mais

« Il ne pouvait se mettre au diapason des autres. Son vouloir avait une sorte de paralysie, si bien que quand il se trouvait avec les gens sur un pied ordinaire, il causait pauvrement et à côté du sujet, comme une jeune fille évaporée. La conscience de son infériorité la rendait pire. Il enviait aux conducteurs de bestiaux et aux bûcherons de la taverne leur parler viril »

http://fr.wikisource.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_et_solitude

samedi 4 novembre 2006

La campagne prés de chez moi

Ce début d'après midi, je suis allez au jardin du pré catalan, allez voir d'un peu plus prés ce lieu soit disant de drague. En fait je n'y pas vu grand monde et pas une seul âme égarée. J'ai continué ma promenade du coté de la grande cascade ; endroit plutôt sympa ; surtout le petit chemin qui mène derrière la cascade. C’est d'ailleurs là que j'ai rencontré un jeune blondinet en survêtement. Il est resté 3 min seul à coté de moi, moi qui avais le regard rivé sur l'écran de mon Pocket PC. Je ne saurais jamais s’il me regardait ou s’il regardait les rayons du soleil filtrer à travers les gouttes d'eau de la cascade.

Je l'ais quand même vu se retourner plusieurs fois dans ma direction lorsqu'il s’éloignait. Quand je me relis, je me demande si je suis mytho. Il était vraiment très beau, je ne suis pas laid mais pas beau à ce point. Je dois être atteint du syndrome qui veut que l’on voit des gays partout, par exemple ce midi on m’a offert un café et je me demande encore s’il s’agissait d’un geste commercial ou d’une marque de sympathie du garçon de restaurant

Bref, de retour prés du pont de Puteaux. J'ai découvert un autre super coin. C'est un immense parc sportif (champ d’entrainement). Il y a des cerfs-volants, des joueurs de rugby, des promeneurs. Durant ma promenade j’ai également pu voir une faune d’oiseaux plutôt riche (et je ne parle pas des oiseaux du brésil). Dire que je suis resté cinq années cloitré&alcoolisé dans mon studio qui est à peine à 800 mètres de là. Je sais ou je vais courir demain matin !

vendredi 3 novembre 2006

Voir et être vue

Quel étrange sensation de se balader rue des archives. Les vitrines sont très colorées, originales, soignées. Mais je ne suis pas la pour le lèche-vitrine. Je suis la pour voir. Voir mes contemporains du marais. On y rencontre certes beaucoup d’homo, mais aussi beaucoup de touristes.

Mon objectif d'aujourd’hui : m'asseoir dans un café du marais ! Et oui, habituellement, je tourne dans les rues parallèles à la rue des archives sans vraiment m'arrêter. Prés du point virgule un jeune éphèbe à réussi à me vendre un magazine d artiste: "peau de banane". "Merci pour votre sourire et votre spontanéité" m’as t’il dit !

Soit les cafés sont trop sombres, trop intimiste, trop voyeur. Aucuns ne convient. Le Starbuck café me rassure mais il y a trop de monde à mon gout ! Je me sens mal à l'aise, tout prétexte est bon pour m'enfuir. Le Cox n'en parlons même pas. Juste à cote des archives nationales, je trouve un petit bistrot avec terrasse chauffée, je m'assoie, je commande un café crème, j'observe les clients, les passants. Certain sont la pour être vu, beaucoup contact leurs amis par téléphone, d autres s'embrassent. J'aimerais tellement avoir une vie sociale IRL. Je suis obligé de me rassurer avec mon Pocket PC. Quel désœuvrement …

mercredi 1 novembre 2006

Les enfances sont’ elles toutes malheureuses ?

Il y a deux jours, je regardais 93, Faubourg Saint-Honoré sur la chaine Paris Première. L’un des invités à fait une affirmation intéressante : « toutes les enfances sont malheureuses », Thierry Ardisson à rajouter « non seulement les enfances sont toutes malheureuses mais nous passons notre vie à essayer de corriger cela ».

Il y a une forme d’amnésie de l’enfance. J’ai construit ma personnalité d’adulte sur des actes, des vécus dont je me souviens pas ou très partiellement. Les seuls faits marquants dont je me souviens sont souvent des événements tristes ou douloureux. Rien de comparable évidement à un viol ou à un abandon mais il est indéniable que mes choix, mes attentes ont une relations directes avec des événements infantiles dont je n’ais plus la conscience.

Souvent mes parents, ma famille me rapporte des faits de mon enfance dont je ne me souviens plus ou imparfaitement. Je pense que cette amnésie est nécessaire au développement de l’adulte. Je ne sais pas si les faits malheureux de mon enfance sont une nécessité à la construction de ma personnalité, je ne sais pas non plus si une enfance « heureuse » permettrais la création de l’adulte.