Rêves d'un mouton electrique

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mardi 18 août 2009

Saint Colomban - "Premier pirate de l'Histoire"

En 561, un conflit né de la copie interdite d'un livre a abouti à une guerre civile et à la chute d'un monarque irlandais. Déjà, l'opposition entre ceux qui voulaient conserver le contrôle des connaissances par la propriété exclusive et ceux qui voulaient diffuser le savoir grâce aux copies était vive. En plus de 1400 ans, rien n'a véritablement changé...

"Les livres sont différents des autres biens et la loi devrait reconnaître ce fait. Les lettrés comme nous, à qui une nouvelle somme de connaissances a été transmise grâce aux livres ont l’obligation de partager ces connaissances à leur tour, en recopiant et en distribuant les livres aussi loin que possible. Je n’ai pas dégradé le livre de Finnian en le recopiant. Il possède toujours l’original et cet original n’est pas à moi. Il n’a pas plus perdu de sa valeur du fait que je l’ai retranscrit. Le savoir qui est contenu dans les livres devrait être disponible pour tous ceux qui veulent les lire et qui sont capables de le faire ; et il est injuste de dissimuler cette connaissance ou d’essayer de cacher les choses divines que les livres contiennent. Il est injuste de m’empêcher, moi ou quiconque, de les copier ou de les lire ou d’en faire des copies abondantes pour les disperser dans tout le pays. Pour finir, je soutiens qu’il devrait m’être accordé de pouvoir copier ce livre, car si j’ai beaucoup appris du travail difficile qu’impliquait sa transcription, je n’ai tiré aucun profit vénal de cet acte ; je n’ai agi que pour le bien de la société dans son ensemble et ni Finnian, ni son livre n’eurent à en souffrir".

Saint Finnian et le Necronomicon du Copyright

lundi 17 août 2009

L’homosexualisme, cette idéologisation de l’intimité…

J’appelle sexualisme toute tendance à transformer la sexualité en idéologie par des discours produisant l’option sexuelle d’un groupe en doctrine tout en ayant un comportement public transposant l’intimité dans l’espace public avec prosélytisme sous prétexte de revendication.

Aujourd’hui, le sexualisme omniprésent que l’on rencontre dans nos sociétés et qui excède quasiment tous : c’est l’homosexualisme dit « cause homosexuelle ». Nous sommes au temps de l’agressivité d’un homosexualisme occidental qui, non seulement devient étouffant dans l’espace public en occident, mais pire encore, tend à exporter et à imposer à coups de financement et d’exploitation de la pauvreté en pays périphériques, contre l’habitus moral collectif de ces pays, à l’encontre de la volonté des sociétés et des cultures concernées, la surexposition revendicatrice et spectaculaire de l’orientation homosexuelle par le fallacieux argument démocratique, le chantage assommant des droits de l’homme. Pourtant, l’on oublie manifestement, par une curieuse amnésie sélective, que les droits de l’homme en dehors de la liberté de conscience, des droits inaliénables et de l’intimité de la personne humaine dans la société, sont aussi le respect de l’identité sociale et culturelle, des principes moraux de chaque société. Les droits de l’homme sont le respect des altérités ou plutôt disons des alterhumanités (c’est-à-dire des humanités différentes) que constitue la mosaïque des sociétés du monde. La démocratie à ce compte ne saurait s’autoriser d’être niveleuse des différences au nom de revendications saugrenues. Mais disons-le immédiatement sans euphémisme médiat ni amadouant, l’exposition publique et folklorique de la chose sexuelle, quel que puisse être l’orientation des exhibitionnistes, est en fait vulgaire et constitue une sorte d’infantilisme provocateur qui ne fait honneur ni aux gays ni au reste de la société métamorphosée en scène de porno public qui n’ose dire son nom. Alors qu’un individu qui oserait se tenir au balcon de sa maison avec un slip au vu et su de tous, serait interpellé pour atteinte à la pudeur, il est indélicat que le bas instinct exhibitionniste soit autorisé dans les villes au nom de la libération sexuelle de quiconque. Car à insister sur leur orientation, leur libido, certains secteurs et manifestants gays en finissent par se couvrir de dédain.

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vendredi 14 août 2009

Francis Lalanne dégomme la loi Hadopi

FL : Hadopi, c'est pas du tout pour protéger les artistes. Hadopi, c'est juste pour prendre le contrôle du Net.

PV : Hadopi, j'explique, c'est une haute autorité qui va gérer et surveiller le trafic sur Internet. Schématiquement.

FL : Ils vont pas surveiller, ils vont contrôler. C'est-à-dire qu'on est passé d'une société de surveillance à une société de contrôle. Big Brother is Watching Us. On est en plein Orwell dans 1984. (...) Maintenant, on se sert de la liberté de cet espace (NDLR : Internet) contre elle-même. (...) Et ça c'est la première mesure qui va être prise, il va y'en avoir des bien pires derrière, et des bien plus aliénantes pour le consommateur.

http://www.pcinpact.com/actu/news/52473-francis-lalanne-degomme-loi-hadopi.htm