Rêves d'un mouton electrique

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vendredi 29 décembre 2006

Milles questions d’existence à Pau

Je ne dors pas, je n’arrive pas a dormir. Freddy me manque, j’ai besoin de faire plus connaissance avec lui, j’ai besoin de le gouter, de me nourrir de lui. J’ai besoin d’être rassuré, besoin de savoir si lui aussi partage de ce sentiment, ce manque, cette impatience. Je suis coincé ici à Pau, puis après à Provins, je serais seulement de retour le 01. D’ailleurs je ne sais même pas ce qu’il a prévu le 01, ni le 31 d’ailleurs. Que fait’ il ? Qui voit’ il ? Je me rends compte que je ne le connais pas.

Les milles attentions de ma famille ne suffissent pas à combler ce sentiment de manque et de doute. Je dirais même que je suis irascible avec eux. J’aurais besoin de savoir quand je le vois. Une date, une heure pour pouvoir fixer mon esprit sur ce moment et ne pas extrapoler sur milles projets impossibles ou milles scénarios catastrophes. Je m’emballe, il faut que je me calme. J’évite de trop l’appeler sur son mobile, j’ai peur de l’effrayer, mais l’envie me tanne, me torture. Les temps sont courts à celui qui pense, et interminables à celui qui désire.

mardi 26 décembre 2006

Brouillard paternel

J’ai fait l’expérience d’un long voyage avec mon père. Un voyage dans ce qu’il pense ou peut-être plus justement de ce qu’il dit. Partager la route était l’occasion de mieux se connaitre, parlé de sujet futile comme de sujet sérieux. Comme à mon habitude j’exprime mon dégout des personnalités intolérantes et démagogues. Je parlais notamment des amis de Sarkozy : Johnny Hallyday, Doc Gynéco, Pascal Sevrant. Et en particulier de la phrase désormais célèbre de ¨Pascal Sevrant : « la bite des noirs est responsable de la famine d’Afrique » et là mon père me sort : « oui sait-tu que c’est un pd ! ». Je me décourage pas, je lui demande de développer son idée (la relation entre cette phrase sorti de la boue nauséabonde de sevrant et les pd).

Et là j’ai droit à « ca ne m’étonne pas d’un mec qui couche avec des hommes, ca se fait pas, c’est contre-nature, etc .. ». Comme je suis un peu maso, je l’encourage à me dire tout ce qu’il pense de tout ces gens qui sont si différents de lui. Là ma brave maman intervient pour faire taire mon père. Je pensais être blindé de ce côté et pourtant ces propos dans la bouche de mon père me touche toujours.

Avant-hier après un repas bien arrosé, Chantal (une amie) attaque le sujet de l’homosexualité avec mon père (elle est au courant de mes préférences sexuelles, indirectement elle souhaite m’aider, lol). Mon père est bien sure fidèle à ses idées et Chantal lui pose la question désormais célèbre « Et si l’un de tes enfants t’annonçais qu’il vivait avec un homme, que lui dirais-tu ?». Là mon père à répondu quelque chose de plus modéré que je ne pensais : « Je lui dirais que je préférerais qu’il vive avec une femme ». Cette déclaration m’était évidement destinée, j’ai préféré ne pas rentrer dans le débat. Mon homosexualité est évidement un secret de polichinelle, ma mère, mon père sont parfaitement au courant. Il souhaiterait seulement que je rentre dans le moule social, ma sexualité les importe peu. Ils sont d’une certaine manière égoïste mais l’amour qu’ils ont pour moi les empêche de me rejeter. Ils sont peut-être prêts à affronter le regard du monde

mercredi 20 décembre 2006

Drink To Get Drunk

Manger de la nourriture pour satisfaire ma faim

Je bois l'eau pour éteindre ma soif

podcast

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sia_Furler

dimanche 17 décembre 2006

Freddy

Cela fait pas mal de temps que je m’épanche sur mon mal-être, ma souffrance, mon manque de confiance en moi. Que vous me lisez et tenter de me tranquilliser. Pour une fois je vais écrire une histoire heureuse, ce n’est pour l’instant l’histoire d’un seul jour. Cette histoire se nomme Freddy.

Freddy est l’inattendu ! J’ai fait sa connaissance sur un site de rencontre. Au début je n’aimais pas trop sa photo de présentation mais j’ai quand même poussé la curiosité plus loin et j’ai trouvé une photo qui pour moi lui ressemble beaucoup plus. Il était plutôt laconique dans ses propos mais toujours avec une certaine forme d’esprit. Bizarrement j’ai eu une discussion tout à fait franche et sincère avec lui, limite provoc peut-être dans l’idée qu’il n’allait forcement pas m’aimer et qu’il allait fuir ! C’est ce qui nous a rapprochés.

Nous avons discuté longuement su MSN, lui n’avait qu’un seul but tout à fait assumé me rencontrer dans l’IRL. J’étais très réticent, je sais que je dois faire des efforts pour partir à la rencontre des autres mais là c’est vraiment très rapide pour moi. Il était samedi soir et j’allais passer comme souvent mon samedi soir seul avec une libido insatisfaite. Sur un coup de tête j’ai pris la décision de le rencontrer, à l’extérieur bien sure. Avec le Trouillometre à zéro.

Arriver sur site avec milles idées angoissantes en tête, je l’ais contacté par téléphone pour qu’il me rejoigne ! Et là cruel destin je tombe direct sur sa boite vocale, je lui laisse un message un peu énervé. J’attends, j’attends, je rappel, je me réjoui presque qu’il ne me rappel pas, vingt minutes plus tard : miracle mon téléphone sonne, il s’excuse, il arrive (panne de batterie). Il monte dans ma voiture, il me parle pour me rassurer, nous nous dirigeons vers le bar qu’il a choisi (en tenant compte de mon cahier des charges). Une fois assis, je le fais parler (comme je sais le faire), je le trouve intéressant, parfois il m’écoute attentivement aussi.

C’est le moment de le raccompagner, arriver devant chez-lui, il me demande si je veux boire un verre. Je rigole, je lui explique que je suis en mode panique. Il me rassure (j’ai un début d’érection), je veux bien le suivre. Chez-lui devant un verre nous continuons à parler jusqu’au moment ou il m’embrasse, sans précipitation. Milles idées passent dans ma tête à ce moment là tout en essayant de faire de mon mieux. Il me tient la main pour aller jusqu’à la chambre, on s’allonge, on s’embrasse, il me met la main au paquet le coquin ! Il va chercher un chandelier (il veut me voir). On se déshabille entièrement, il est beau, j’aime bien le toucher, le caresser, le serrer dans mes bras. On fait tout ce que des adultes consentants peuvent faire (je garde cette partie pour la rubrique sexualité). En tout cas nous avons utilisé au moins 4 capotes, il a joui, j’ai eu du mal à éjaculer quand je le pénétrais il faudra que j’en parle a mon psy.

Je serais bien resté plus longtemps chez lui mais je devais travailler à 3 heures du matin (c’était prévu). Nous avons quand même pris le temps de parler à nouveau lorsque je buvais le thé qu’il m’avait préparé. Il revient mercredi de l’étranger, j’espère le revoir.

samedi 16 décembre 2006

J’ai cédé aux appels des marchands

Noël est à l’ origine une fête chrétienne de rassemblement familial et amical, veillée autour d’un feu de bois, sapin et échange de cadeaux. Et puis les américains ce sont emparer du père noël, les commerçants exploite chaque parcelle de cette fête et elle devient une fête païenne.

Tous les ans c’est le même rituel, la course aux cadeaux de noël. En France tout le monde va dans les mêmes magasins et s’offre les mêmes cadeaux, c’est un véritable défi de trouver quelque chose d’original. Comme tout le monde je me plie à ce rituel car c’est tout de même l’occasion de partager des moments agréables avec sa famille mais je ne suis pas dupe, noël est bien une fête celle des marchands !

Il y a deux semaines ma mère m’a demandé si j’avais un sapin de noël chez moi, « même pas une couronne ? » m’a-t-elle dit lorsque je lui exprimer mon dégout. Mais il y’a 3 jours j’ai craqué ! J’ai acheté de jolies boules de noël noires. D’accord ce n’est pas les boules de noël qu’imaginais ma mère mais au moins lorsqu’elle me reposera la question de savoir si mon chez-moi est bien décoré je pourrais lire un sourire sur ses lèvres

vendredi 15 décembre 2006

Mon questionnaire de proust

Le principal trait de mon caractère.

- sarcastique,pesimiste, a l'écoute de toute chose qui me sucite de l'interêt

La qualité que je désire chez un homme.

- l'intelligence mais pas forcément la culture

La qualité que je désire chez une femme.

- l'humour

Ce que j'apprécie le plus chez mes amis.

- la capacité qu'ils ont à me rassurer

Mon principal défaut.

- dure d'en choisir un seul : ma timidité (ma peur de l'autre)

Mon occupation préférée.

- Surfer sur net (s'instruire et communiquer en somme)

Mon rêve de bonheur.

- Me lever le matin avec pour seul angoisse d'avoir une haleine fraiche pour ma moitié

Quel serait mon plus grand malheur.

- Perdre l'envie de me lever le matin.

Ce que je voudrais être.

- une utopie : un mélange de l'ideal paternel et des qualités de grands homme commme proust par exemple

Le pays où je désirerais vivre.

- Sur un vaisseau spatial a la découverte de civilisation nouvelle avec des gens que j'aime

La couleur que je préfère.

- Le Jaune : la joie, la bonne humeur, l'idéalisme.

La fleur que j'aime.

- Le lilas de mon enfance.

L'oiseau que je préfère.

- L'hirondelle.

Mes auteurs favoris en prose.

- Albert Camus, Proust.

Mes poètes préférés.

- j'aime pas trop la poésie.

Mes héros dans la fiction.

- Rick deckard.

Mes héroïnes favorites dans la fiction.

- Leeloo .

Mes compositeurs préférés.

- Mozart, Sting

Mes peintres favoris.

- Vangogh, Bernard Buffet

Mes héros dans la vie réelle.

- Proust, mon père.

Mes héroïnes dans l'histoire.

- Bizarement j'ai du mal a trouvé une héroïne pour me rattraper je met un lien sur le wikipedia des femmes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Les_Femmes)

Mes noms favoris.

- Damien, frederic.

Ce que je déteste par-dessus tout.

- mon incapacité à changer les choses.

Caractères historiques que je méprise le plus.

- l'Holocauste. mais il y a une facination morbide la dedans

Le fait militaire que j'admire le plus.

- le traité de paix

Le don de la nature que je voudrais avoir.

- le charisme, l'intelligence sociale.

Comment j'aimerais mourir.

- sans regret en ayant la certitude que la vie n'est pas absurde

État présent de mon esprit.

- angoissé d'etre seul ce week-end

Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence.

- Celles faites par ignorance.

Ma devise.

- Jusqu'ici tout va bien et demain cela sera pire !

http://fr.wikipedia.org/wiki/Questionnaire_de_Proust

mardi 12 décembre 2006

Le stylo déprimant

J’écris de plus en plus souvent sur ce blog, je ne sais pas si c’est bon signe… Ecrire à le mérite d’organiser mes idées confuses qui s’entrechoc tel des électrons libres. Le résultat est parfois effrayant. Que s’est’ il donc passé aujourd’hui pour que je sois triste et angoisser ? J’ai travaillé tout la journée à sèvres sur un système de sauvegarde réseau récalcitrant (leurs réseau est une catastrophe), quelques problèmes mon résister et je ne suis pas content du résultat de mon travail (j’aurais dû faire mieux). J’ai mangé un excellent couscous, le serveur métisse était plutôt beau gosse, il utilisait un stylo rainbow flag. Au moment de l’addition il a fini par me sourire ! (pourtant je ne me fais pas d’illusion, il n’est pas ne mon envergure). Ce soir je fais des bulles (comprendre bloc de plongée/piscine), je n’ais pas très envie de m’y rendre, mais je fais un effort comme toujours pour ne pas casser la dynamique de reconstruction que j’ai initié. Dans 15 jours je serais à Pau ou je vais surement passer de bon moment avec ma famille.

Ce qui me déprime, je pense, c’est mon incapacité à créer des liens. Je n’envoi pas les bons codes. Ces codes me sont obscurs ! En fait dans le trouble de mon ambivalente sexualité, la possibilité d’un enjeu sexuel bloque ma communication avec les hommes ou les femmes de ma génération. Ce n’est qu’une hypothèse et je cherche ce qui pourrait en être la cause. Souvent il est conseillé de rechercher dans son enfance et je me souviens avoir vécu une histoire traumatisante : alors que j’aimais bien me rendre au catéchisme, j’ai fini par en avoir la phobie car le groupe était monté contre moi ! J’avais eu le malheur de ne pas attendre le « prédicateur de la bonne parole » qui était en retard et tout ce petit monde c’était ligué contre moi (mon cousin germain Stéphane en meneur), je crois que c’est à partir de là que mes relations avec les autres à sérieusement commencé à se dégradé. J’ai la faiblesse de penser que mon développement sexuel c’est arrêter, et le social largement altéré. Mais comment inversé la vapeur, comment désapprendre, comment apprendre ces codes. J’ai déjà essayé la méthode brutal et ça ne fonctionne pas vraiment, comment dire : « je bande mais je ne trippe pas ».

Le résultat est que la possibilité d’une aventure sexuelle ou simplement le désir provoque en moi des troubles morbides. Je me déteste parce que je me sais incapable de le réalisé (je me déteste aussi de ne pas avoir plus de désir hétérosexuel) ! C’est un vent de panique car la maitrise des gestes et des attitudes obtenue durant l’adolescence ne m’est pas acquise, pire j’ai développé des moyens de contournement (conscient ou inconscient) qui sont tellement efficace que l’autre ne se risque pas. Je désespère de trouver une solution, voilà je pleure …

lundi 11 décembre 2006

Made In China

Je l'ais piqué sur un blog, directement dans le code source car je n'ais toujours pas compris comment publier une video mytybe sur mon blog !

dimanche 10 décembre 2006

L’angoisse de la multitude

Cette après-midi je me suis rendu au Cinécité de la Défense (comme souvent d’ailleurs) pour voir Paprika. J’aime bien les mangas surtout ceux qui traite du futur, du concept de réalité …, mais là je me suis endormi pendant vingt minutes ! J’ai trouvé le film complexe voir indigeste, un flot d’image ininterrompu qui devient vite soporifique !

A la sortie du cinéma, j’ai constaté que la galerie commerciale des Quatre Temps était ouverte ! Une foule immense qui se bouscule dans les escalators, une marée humaine sur le parvis de la défense, des centaines et des centaines d’acheteurs flâneurs qui s’arrachent les cadeaux bon marché que tout le monde s’offrent à noël.

Le foule m’angoisse et me rend triste, plus il y’a de monde, plus on est anonyme. Le rapport humain à humain n’existe plus, on fait parti malgré soi d’une masse. On vient en famille, entre amis, en couple, l’homme seul n’a pas sa place. Nietzche disait « je n’ai jamais souffert que de la multitude ».

Il est dimanche soir 19H, je suis triste, isolé, les idées les plus noirs refont surface.

samedi 9 décembre 2006

Téléphone papillon

Hier j’ai perdu mon Qtek2020i ; un Pocket PC communiquant qui est présumé tout faire mais qui en fait me donne l’impression de claudiquer lorsque je l’accroche à ma ceinture et déforme les poches de toutes mes vestes. Cela fait plus de six mois que je le trimballe partout ou je vais et si il avait été waterproof, il aurait servi à prendre les photos des mérous de Trio Fontanella ! On peut dire qu’il est résistant car je le ramassais tout les jours par terre à mes pieds. Il était donc prévisible que je le perde pour de bon un jour.

Ce que je n’avais pas prévu c’est les conséquences d’une telle perte ! Psychologiquement ça me fait drôle de ne plus avoir un plomb de 2 kg accroché à ma ceinture et je regrette ma carte SD 2Go ou je stockais mes mp3. Côté boulot : le monde s’arrête ! Cette mésaventure montre l’étendu de fragilité de notre monde technologique :

  • je perds mon mobile
  • je ne peux plus être joint en déplacement ou chez moi
  • je ne peux plus remettre en état de service les systèmes de stockage de donnée
  • les bases de données des entreprises s’arrêtent
  • le système de facturation bloque les communications, les systèmes de contrôle d’accès, les transports publics, les usines s’arrètent, les magasins ferment, noël est fouttu !

Bon d’accord j’exagère un peu, mais à peine ! J’ai déjà perdu une demi-journée à récupérer une carte SIM vierge et un portable de secours, je vais devoir faire une déclaration de perte au commissariat, écrire un rapport circonstancié à mon chef, faire une demande d’achat, restaurer les données dont j’ai besoin. Trois jours de perdu pour se retrouver avec ce même téléphone merdique ! (sans compter mon psy qui devais me joindre)

jeudi 7 décembre 2006

0213...

Ce soir au lieu de faire « palmage », j’ai fait « bouteille ». Ce n’était pas pour me déplaire car je n’aime pas souffrir lorsque je fais du sport et avec le palmage on s’essouffle vite et là je souffre ! Dommage j’étais le seul prépa niveau2, cependant j’ai eu droit a un entrainement personnalisé.

Zéro deux cent treize, c’est le moyen mnémotechnique pour refixer la sangle de la stab sur le bloc. Je me suis taper la honte encore une fois ! J’avais beau connaitre le 0213, impossible d’enfiler la sangle correctement dans l’anneau. J’ai connu une époque ou j’étais beaucoup plus vif d’esprit ! Est-ce dû à la vieillesse (33ans bientôt), l’alcool ou faut-il bac+5 pour réussir correctement les 4 passages de la sangle ?

Je n’en sais rien mais je ressens le besoin d’en parler ! Je me fais souvent un point d’honneur à comprendre avant les autres, à utiliser des termes compliqués pour dire des choses simples. J’ai besoin d’être reconnu, aimer quoi ! Et échouer sur un truc basique comme celui-là me met dans un état de fébrilité.

Enfin, voilà le lien pour régler sa sangle correctement :http://asceagr.free.fr/imprim-article.php3?id_article=53

Viagio - Fast food conceptuel

Viagio : chère et chimique, vraiment pas original, un service désastreux (limite on les emmerdes). Du fast-food qui se veut brancher, en fait une arnaque ! Oignon frit bouilli, tagliatelle saumon avec un gout de dentifrice, tomate de serre au basilic en poudre. J'arrête ici le florilège de catastrophe gastronomique. En outre celui de la défense ne posséde pas de toilette (je pensais que c'etait obligatoire)

mercredi 6 décembre 2006

Cinéma: Babel

Bon film, très bonne réalisation ! Beaucoup d’émotions sont véhiculée par ce film dramatique. Violence et solitude des êtres et du monde, surtout par manque de communication. L'incompréhension des hommes et de leur culture. Ce film est d'une intensité exceptionnelle. La petite japonaise sourde-muette est extrêmement émouvante. Gael Garcia Bernal que j’ai découvert dans la mauvaise éducation est génial dans ce rôle d’homme perturbé. L’autre belle gueule du film, celle de Brad Pitt grisonnant ne gâche rien au film. Incontestablement un des films de l'année à ne pas louper en salle.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=20151.html

C'est une belle journée ...

Pas de psy aujourd'hui. Il s'est décommandé ! Il m'a dit par téléphone qu'il devait faire en sorte de me voir plus souvent, je suis de son avis mais je ne sais pas comment interpréter cette constatation. Pas de cours de plongée non-plus, je m'y suis pris trop tard pour m'inscrire. Cependant les algues ne m’inspiraient pas trop. Je n'ai rien fait au boulot, j'ai passé ma journée à lire des blogs, chatté. J’ai bien dialogué avec PM, je lui ai donné l'adresse de mon blog, il me parle encore. En rentrant chez moi j'ai couru au centre commercial des Quatre Temps. J'ai hésité pendant 15 min devant des t-shirt manche longues Celio. Hésiter entre la taille L ou M. Je voulais m'adresser à la vendeuse, apparemment elle avait mieux a faire. Je suis parti. Je suis dans la salle de cinéma, seul, frustré, triste, attendant la projection de Babel.

mardi 5 décembre 2006

Contact avorté

Vous ne le savez peut-être pas mais deux ordinateurs qui veulent communiquer ensemble utilisent un protocole de communication ? Si une machine ne possède pas ce protocole alors la communication est impossible. Pire les ordinateurs s’ignorent, ne se voient pas, sont perturbés sans en connaitre la raison. Un logiciel de messagerie utilise comme première commande HELO, il attend ensuite la réponse pour se mettre d’accord sur la teneur du message.

Hier je me suis rendu à la fosse de plongée. Dans une grande salle, les plongeurs attendent avant d’aller au vestiaire. Je n’en connais que quelque un. J’ai salué les moniteurs puis je suis resté bloqué dans une sorte de malaise. Je n’ais pas osé aller à la rencontre des groupes pour dire hello, pas réussi à dire bonjour aux personnes isolées ; j’ai dû d’ailleurs apparaître malpolis auprès de certains.

A quelque pas de moi, il y avait un groupe de fille. Certaines me regardaient. J’étais mal, j’aurais eu envie de leurs dire bonjour. J’aurais aimé établir le contact, je suis resté prostré. Quelques minutes passe et Thierry arrive et rompt mon isolement, je l’aime bien mais il manque cruellement de conversation ! J’entends : « comme toujours, il est accroché à lui comme une moule à son rocher », de qui parlais donc ce groupe de filles ?

Enfin la torture de cette attende s’arrête. Tout le monde se presse dans le vestiaire, se bouscule. Sur le banc, à côté de moi un mec plutôt sympa me parle. J’écoute à moitié car je suis perturber par le déplacement des gens qui se croisent tel des électrons libres. Le mec sympa me raconte une expérience drôle sur son boxer DIM, je rigole pour être poli. J’ai un nœud dans le ventre, je n’arrive pas à m’intégrer, je transpire.

Je reçois des messages, mon cadre de perception est confus, je suis incapable d’émettre, la communication s’arrête. Je souffre. Depuis j’angoisse car je dois les revoir ce soir, je dois rattraper le coup !

dimanche 3 décembre 2006

Narcissisme secondaire

Philippe Noiret disait « lorsque je me vois dans les rushes de mes films, j’ai la nausée » j’ai la même perception lorsque je vois des photos de moi ! Qu’elle horreur ! Je suis pris de vertiges. Je regarde les clicher les uns après les autres et mon amour pour moi-même s’effondre. Comment choisir une image qui puisse plaire à l’autre ? C’est une véritable torture. Comment « se vendre » sur un site de rencontre par exemple. Comment engager une conversation par webcam lorsqu’on est confronté à son image inquisitrice ?

Ce besoin d'être admiré et de manque d'empathie pourrais bien être un trouble de ma personnalité narcissique. J’ai un réel manque de confiance en moi, je me muscle, je m’épile, je veux modifier ma dentition, me documente sur le visage masculin… Je veux être admiré pour ma plastique, pour mon intellect, pour ce que je peins, pour ce que j’écris…

Je me déteste.