Rêves d'un mouton electrique

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mardi 28 novembre 2006

11 affection

J’ai vu un très bon épisode de Ghost In The Shell : 11 affection. Il s’agit d’origami, d’enfance et d’amour. Nous apprenons dans cette épisode que Motoko à été la première humaine à être implantée dans un corps artificiel suite à un accident. Après l’épreuve d’adaptation a cette enveloppe imparfaite, motoko apprend en secret pour son compagnon de chambre d’hôpital à confectionner des oiseaux en papier alors que la tache lui est pratiquement impossible.

Cette histoire romanesque m’interroge sur ma propre histoire. Je cuisine très bien et je me suis toujours demander pourquoi j’avais choisi ce premier métier ? En effet, personne dans ma famille ne fait parti de ce milieu. J’y ais réfléchi et j’ai fait le constat suivant : Lorsque j’étais très jeune, j’ai du apprendre à cuisiner pour mon père et ma sœur car ma mère était malade. J’étais féliciter, et ces marques d’affection de mon père, voir de ma mère plus tard m’ont conforté dans ce choix qui fut malheureux pour moi. Pour être aimé nous modelons notre personnalité, nos envies. Motoko à réussi l’exploit de réalisée des origamis parfait mais à perdu son premier amour.

dimanche 26 novembre 2006

Cinéma: Pardonnez-moi

Elle est aimée, a du succès en tant que comédienne, enceinte ... Pourtant violette est malheureuse. Elle suit une psychanalyse, elle fait tout pour que son père lui demande pardon, pardon de l'avoir battu enfant. Elle lui envoi des signes de plus en plus fort, de plus en plus violent. Lui ne veut pas admettre sa défaillance.

La famille est éclaboussée, le spectateur aussi. Difficile de ne pas s'identifier à violette, même lorsque l’on n’est pas un enfant battu. Comment réussir à tout se dire sans se détruire, sans tout détruire. Violette est merveilleuse, serais t'elle aussi fascinante sans la souffrance qu'elle véhicule ?

jeudi 23 novembre 2006

Introspection moqueuse et mélancolique

Je suis en pleine introspection, je me regarde de l’intérieur. Je suis triste et quand je l’écris j’ai envie de pleurer. Pourquoi ? Je n’en sais rien. C’est plutôt ironique d’avoir pitié de soi-même ! Je suis en général d’un fond triste, tellement triste parfois que certaines personnes qui m’entourent me réveille de ma torpeur en me demandant si tout vas bien d’un air anxieux.

Hier j’ai vu mon psy, il m’a dit « je perçois en vous des améliorations ». ça m’a rempli de désarrois. Cela pouvait vouloir dire 2 choses pour moi :

  • Je suis devenu encore plus fort et hermétique, j’arrive à cacher encore mieux mes sentiments.
  • Je suis incapable de verbaliser ma souffrance ; je suis détestable car je devrais être heureux de vivre.

Aujourd’hui je suis allé changer du disque … je déteste ça, non seulement ça n’a aucun intérêt technique mais en plus les administrateurs des systèmes qui ne me connaissent pas me parle avec une sorte de dédain (j’ai horreur d’être inconsidéré). Ensuite, je suis allé à la piscine pour me changer les idées, j’essaye de rentrer aussi en communication avec les autres prépas niveau2 mais je me heurte à une sorte de résistance. Je balance quelque phrases ironiques ou je fais en sorte de partager ma propre autodérision pour faire rire, souvent ça marche, mais après plus rien. Je sens un malaise.

Une autre chose me préoccupe : Mon incapacité à répondre positivement à certaine tentative de séduction. L’atome crochu n’est pas là, peut-être aussi lié au manque de verbalisation. Je lis un livre en ce moment autobiographique ou l’auteur ne couche qu’avec des « mecs » qui ne lui plaisent pas pour se rassurer, pour garder confiance en lui. Je manque de confiance ne moi, j’aimerais bien pouvoir me rassurer. Je suis triste, je m’isole, j’écoute Glow de Backfield en boucle, une mélodie bien mélancolique…

dimanche 19 novembre 2006

Au pays de la soupe

Voila un pays qui plairai à ma mère, dans chaque café, chaque petit restaurant, on propose de la soupe. Une soupe du jour, simple avec un morceau de pain ou dans les restaurants, un choix de soupe de poisson, de légumes. Bizarrement le bol n'est pas très grand, je pensais la hollande plus généreuse.

L'atmosphère des bars bruns ou des restaurants est très intimiste. Des couleurs sombres aux murs, des lumières parsemées à l'aide de bougie contenu dans un verre coloré. Le climat, le confort simple des sombres intérieurs facilite l'introspection. Peut-être aussi le dialogue mais j'ai du mal à m'exprimer en anglais. Ce pays génère un grand nombre d'artistes. L'introspection c'est souffrir et il n'y a pas d'art sans contrainte.

Le brun des Pays Bas est le liant de cette soupe multiculturelle, on se retrouve pour une soupe réparatrice, un whisky anesthésiant, un joint introspectif. Débarrasser de nos besoins organiques, nous nous occupons de l'âme.

vendredi 17 novembre 2006

Question existentielle pour une place de parking

Souvent on se fait une fausse idée de ce que l'on peut être ou peut faire. Je suis dans un bar, en état de stress, je viens de faire plusieurs boutiques, plusieurs bars pour faire de la monnaie. A Amsterdam le parking est hors de prix (4e/h) et je dois faire énormément de monnaie pour le parcmètre pour tenir jusqu'a minuit. Ici ca ne rigole pas, c'est un sabot direct, direction la fourrière. 12h de parking souterrain, c’est 50 euros.

Mon hôtel palace propose des places de parking pour 40e/jour. Mais j'ai refuse d'y amener ma voiture. Une 307 commerciale. Je pensais être au dessus de tout cela, et bien voila non, le regard du concierge de l'hôtel m'importe tellement que je ne veux pas faire pale figure ! Nous vivons tous avec nos traumatismes, le miens c'est que je ne supporte pas d'être inconsidéré ! Quel idiot je fais, je suis capable de bien des choses et ce problème ridicule me complique la vie.

Je souhaite être moi-même mais je ne veux pas en souffrir, souffrir du regard extérieur. Je suis conscient que je développe une sorte de paranoïa, je m'imagine que les autres font attention a mes incisives trop avancés, mes gestes pas assez masculin, ma démarche maladroite…

mercredi 15 novembre 2006

Une bonne adresse

Je suis dans super endroit, un bar a la mode d'Amsterdam. Il s'agit du De Kroon. L'endroit est très original, pour accéder à cet endroit atypique il est nécessaire de gravir un escalier en colimaçon. Là une grande salle avec des fauteuils en cuir noir richement décorée nous attendent. Partout des objets insolites sont exposes, squelette de singe, peau de crocodile, lézard dans un bocal, papillons épingles, lunettes de vue.

Un mur d’écran plat de différentes couleurs anime la salle. Je suis assis sur un tabouret un peau de vache, il n'est pas très confortable mais je n’ais pas oser occuper un binôme de 2 fauteuil club. Je me sens seul. Mais pas plus seul qu'a paris malgré la barrière de la langue.

mardi 14 novembre 2006

Il pleut sur Amsterdam

Je suis tout mouillé, j'ai marché pendant 500 mètres et la lourde pluie des pays bas m'a trempe jusqu'aux os. Je me suis également fait une grosse frayeur, j'ai cru avoir perdu pendant 30 minutes environ ma carte American express. Je suis parti en mode panic durant tout ce temps. J'imaginais un junky ayant trouve ma carte et s'en servant allégrement pour garnir son stock de coca ! Heureusement j'ai retrouvé cette carte totalement insécurisée (Pas de puce, pas de code) dans la poche de ma veste.

Je suis en ce moment dans un restaurant steak house. La soupe de poisson n'était pas terrible, j’attends le steak ! J’ai parfois du mal à dépenser beaucoup d’argent et je ne choisi pas les meilleurs restaurant. Pourtant j ai droit aux remboursements de mes frais réel. Education quand tu nous tiens, pas étonnant que j’ai autant de mal a vivre ma sexualité.

lundi 13 novembre 2006

Ma première impression sur Amsterdam

Aujourd’hui je suis en Hollande et plus précisément à Amsterdam. Je me suis rendu directement à mon lieu de rendez-vous et ma première impression aurais été de dire : « ce n’est pas si différent de la France, ils ont la même façon de vivre que nous ». Ce soir je me suis rendu à mon hôtel, enfin presque un hôtel puisque c’est un palace !

Il est très proche du quartier rouge. C’est un univers très coloré, on peut se sentir en sécurité ou presque totalement isoler dans certaines ruelles des canaux d’Amsterdam. Ce qui m’a le plus surpris c’est que l’on me propose de la « coca » tout les vingt mètres. Sinon l’ambiance est plutôt sympathique. Il y’a beaucoup de jeunes, énormément je dirais. Je n’ais vu aucun policier alors qu’a Paris il y’en a tout les 100 mètres. Je pense que cette tolérance vis-à-vis de la drogue douce est plutôt bénéfique à la ville, bénéfique aux gens car le cannabis semble moins destructeur que l’alcool. Par ailleurs il y’a beaucoup, beaucoup moins de bars qu’a Paris. J’ai l’impression également que les habitants se cache moins derrière leur rideaux, c’est symbolique mais très illustratif des gens d’ici. Peut-être se prennent’ ils moins la tête vis-à-vis de l’apparence, vis-à-vis de leur sexualité, vis-à-vis de leurs envies.

dimanche 12 novembre 2006

Enfermé dans ma coquille

Hier soir j’ai oublié de rallumer mon téléphone portable. Oublié ou inconsciemment commit alors que mes obligations professionnelles ne m’autorisent pas à le faire. Je n’allais pas vraiment bien hier soir et ce matin je n’en suis pas encore tout à fait remis.

J’ai coupé Msn, débranché mon téléphone portable, me suis allongé en position fœtal, le dos face à la télévision, le visage blotti contre des oreillers. Si, comme un humanoïde, j’avais pu déconnecter l’ouïe, l’odorat, la vu, le touché je l’aurais surement fait. Ce qu’il a de terrible c’est que je ne saurais pas relier ce besoin de déconnection au monde à des faits précis, pourquoi hier, pourquoi pas avant-hier, la semaine dernière ?

Je suis conscient qu’un isolement total, un refus de dialogue dans ces phases dépressives n’est pas la meilleur chose à faire. Mais je refuse le tulle-gras de l’infermière. Je ne connais pas l’étendu de mes brulures et je redoute la douleur inutile qui accompagne l’application d’un pansement trop petit. Aucune Biafine, aucun baume du Pérou ne peut être efficace. Même si mes brulures cicatrices un jour, mon épiderme en sera marqué.

samedi 11 novembre 2006

Cinéma: Le Dahlia noir

Déçu, déçu par ce récit narratif. L’histoire est plutôt difficile à suivre, par ailleurs on ne sait pas très bien durant la première heure du film ou veut en venir le réalisateur. Une petite note positive pour l’interprétation de Fiona Shown, l’originalité du personnage et pour la belle gueule de Josh Harnett. Ce n’est pas le genre de film dont je me souviendrais. Cette sorte de thriller dont l’intrigue ce déroule dans un univers sombre des années 30 ne décoiffe pas.

vendredi 10 novembre 2006

Société et solitude

Il est vendredi soir et je n’ais pas grand-chose d’intelligent à écrire. Je suis fatigué, pourtant en dehors du travail ce n’était pas une semaine plus chargée que le autres ; lundi : fosse de plongée, mardi : réunion, mercredi : muscu/cours de biologie sous-marine, jeudi : course à pied/entrainement picsine jacotot, ce matin Muscu et ce soir repos. Je n’ais pas envie de sortir, pas envie d’aller au cinéma. Je me sens seul dans mon studio, je crois qu’une grande partie de mes états d’âme sont lié à ma solitude même si ces derniers mois j’ai rencontré beaucoup de nouvelles personnes. J’ai besoin de complicité, d’amitié voir plus. Mais

« Il ne pouvait se mettre au diapason des autres. Son vouloir avait une sorte de paralysie, si bien que quand il se trouvait avec les gens sur un pied ordinaire, il causait pauvrement et à côté du sujet, comme une jeune fille évaporée. La conscience de son infériorité la rendait pire. Il enviait aux conducteurs de bestiaux et aux bûcherons de la taverne leur parler viril »

http://fr.wikisource.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_et_solitude

mercredi 8 novembre 2006

Concombres et Aurins

D’étranges poissons appelés Aurins (Carapus spp.) pénètrent dans le rectum des holothuries quand ils sont encore jeunes. Ils transpercent la paroi pulmonaire et s’installent dans la cavité générale où ils se nourriront des organes génitaux et des poumons. Les adultes ne se servent des concombres que comme abri. Les jeunes poissons se glissent la tête en avant alors que les adultes pénètrent la queue la première.

mardi 7 novembre 2006

Me respirer

Breathe Me, est la musique de fin de la série télévisée Six Feet Under relatant la vie et les émotions d'une famille de croque-morts aux États-Unis

podcast

Sia Furler

samedi 4 novembre 2006

La campagne prés de chez moi

Ce début d'après midi, je suis allez au jardin du pré catalan, allez voir d'un peu plus prés ce lieu soit disant de drague. En fait je n'y pas vu grand monde et pas une seul âme égarée. J'ai continué ma promenade du coté de la grande cascade ; endroit plutôt sympa ; surtout le petit chemin qui mène derrière la cascade. C’est d'ailleurs là que j'ai rencontré un jeune blondinet en survêtement. Il est resté 3 min seul à coté de moi, moi qui avais le regard rivé sur l'écran de mon Pocket PC. Je ne saurais jamais s’il me regardait ou s’il regardait les rayons du soleil filtrer à travers les gouttes d'eau de la cascade.

Je l'ais quand même vu se retourner plusieurs fois dans ma direction lorsqu'il s’éloignait. Quand je me relis, je me demande si je suis mytho. Il était vraiment très beau, je ne suis pas laid mais pas beau à ce point. Je dois être atteint du syndrome qui veut que l’on voit des gays partout, par exemple ce midi on m’a offert un café et je me demande encore s’il s’agissait d’un geste commercial ou d’une marque de sympathie du garçon de restaurant

Bref, de retour prés du pont de Puteaux. J'ai découvert un autre super coin. C'est un immense parc sportif (champ d’entrainement). Il y a des cerfs-volants, des joueurs de rugby, des promeneurs. Durant ma promenade j’ai également pu voir une faune d’oiseaux plutôt riche (et je ne parle pas des oiseaux du brésil). Dire que je suis resté cinq années cloitré&alcoolisé dans mon studio qui est à peine à 800 mètres de là. Je sais ou je vais courir demain matin !

vendredi 3 novembre 2006

Voir et être vue

Quel étrange sensation de se balader rue des archives. Les vitrines sont très colorées, originales, soignées. Mais je ne suis pas la pour le lèche-vitrine. Je suis la pour voir. Voir mes contemporains du marais. On y rencontre certes beaucoup d’homo, mais aussi beaucoup de touristes.

Mon objectif d'aujourd’hui : m'asseoir dans un café du marais ! Et oui, habituellement, je tourne dans les rues parallèles à la rue des archives sans vraiment m'arrêter. Prés du point virgule un jeune éphèbe à réussi à me vendre un magazine d artiste: "peau de banane". "Merci pour votre sourire et votre spontanéité" m’as t’il dit !

Soit les cafés sont trop sombres, trop intimiste, trop voyeur. Aucuns ne convient. Le Starbuck café me rassure mais il y a trop de monde à mon gout ! Je me sens mal à l'aise, tout prétexte est bon pour m'enfuir. Le Cox n'en parlons même pas. Juste à cote des archives nationales, je trouve un petit bistrot avec terrasse chauffée, je m'assoie, je commande un café crème, j'observe les clients, les passants. Certain sont la pour être vu, beaucoup contact leurs amis par téléphone, d autres s'embrassent. J'aimerais tellement avoir une vie sociale IRL. Je suis obligé de me rassurer avec mon Pocket PC. Quel désœuvrement …

mercredi 1 novembre 2006

Les enfances sont’ elles toutes malheureuses ?

Il y a deux jours, je regardais 93, Faubourg Saint-Honoré sur la chaine Paris Première. L’un des invités à fait une affirmation intéressante : « toutes les enfances sont malheureuses », Thierry Ardisson à rajouter « non seulement les enfances sont toutes malheureuses mais nous passons notre vie à essayer de corriger cela ».

Il y a une forme d’amnésie de l’enfance. J’ai construit ma personnalité d’adulte sur des actes, des vécus dont je me souviens pas ou très partiellement. Les seuls faits marquants dont je me souviens sont souvent des événements tristes ou douloureux. Rien de comparable évidement à un viol ou à un abandon mais il est indéniable que mes choix, mes attentes ont une relations directes avec des événements infantiles dont je n’ais plus la conscience.

Souvent mes parents, ma famille me rapporte des faits de mon enfance dont je ne me souviens plus ou imparfaitement. Je pense que cette amnésie est nécessaire au développement de l’adulte. Je ne sais pas si les faits malheureux de mon enfance sont une nécessité à la construction de ma personnalité, je ne sais pas non plus si une enfance « heureuse » permettrais la création de l’adulte.